|
Jean-Pierre Mouy Né en 1942, il a exercé dans la profession, jusqu’en Chine, où il a vécu plusieurs mois, de la mécanique à la photogravure et l’expertise des matériels. Depuis de nombreuses années, devenu indépendant, il exercera la profession d’expert des Arts Graphiques et du matériel tant auprès du judiciaire que pour les Chambres de Commerce, et autres organismes financiers. Par la suite, il rejoint MJV expertises sarl, toujours en indépendant, comme prestataire de services. C’est ainsi qu’il continu les expertises auprès des imprimeurs et des constructeurs de matériel. Intervenant dans les chiffrages des ventes, les recours auprès les constructeurs. Il exercera également la profession de formateur, aussi dans le cadre de MJV formation sarl, auprès de banques et de papetiers, dont une énorme usine voisine de notre pays. Membre de la Compagnie des Chefs de Fabrication : la « CCFI », de « Ohé », anciens de la presse et du papier, puis d’Artegraf dont il devient le Président en 2007. Il était également examinateur pour le bac, à l’École Estienne. Sous son dynamisme et sa compétence, notre Conservatoire de l’Imprimerie continuera l’œuvre amorcée par Paul-Henri Gengou avec nos principaux sponsors : Jean-Paul Maury (à titre personnel) et la Société Goss. C’est ainsi que nous collaborerons avec l’École nationale des chartes, mais aussi que plusieurs expositions verront le jour notamment « Résister pour imprimer », histoire de l’imprimerie pendant la résistance. Plusieurs conférences animées par Jean-Pierre nous amènerons des personnalités contemporaines de cette époque, telle que Raymond Aubrac, venant raconter sa participation, pour ne citer que la plus connue. De même que passionné de matériel, il prêtera des machines pour le tournage de films : « L’armée des ombres » de Robert Guédiguian, l’histoire de l’affiche rouge. La vitesse de la lumière, par le Conservatoire National des Arts et Métiers. Actuellement se tient à la Mairie du 9° arrondissement de Paris une exposition sur « Paris Journal » ou, Jean-Pierre, a organisé en personne les machines exposées. De par ses relations, le fond du Conservatoire constitué de la Collection Pozzoli, se verra augmenté de belles pièces : litho, pédalettes et autres machines y compris une des premières rotative Goss, venue d’Ecosse, rutilante sous ses cuivres. Ce qui nous manquera le plus, c’est sa gentillesse, sa compétence, sa culture, ses connaissances professionnelles, tout. En fait, il n’y avait rien à jeter ! Ce n’est qu’un au revoir Jean-Pierre.   |